Dates des soldes : le calendrier 2027 et la règle de calcul

Les prochaines soldes d'hiver commencent le mercredi 6 janvier 2027 et s'achèvent le mardi 2 février. Les soldes d'été 2027 se tiendront du mercredi 23 juin au mardi 20 juillet. Ces dates de soldes ne sont pas décidées commerce par commerce : elles découlent d'une règle de calcul inscrite au code de commerce.

L'essentiel

  • Les dates ne sont pas choisies par les commerçants : la loi fixe deux périodes nationales de quatre semaines chacune.
  • Les soldes d'hiver commencent le deuxième mercredi de janvier, avancés au premier si le deuxième tombe après le douze.
  • Les soldes d'été démarrent le dernier mercredi de juin, avancé d'une semaine si ce mercredi tombe après le vingt-huit.

La règle qui fixe la date des soldes

Depuis la réforme entrée en vigueur en 2020, chaque période de soldes dure quatre semaines, contre six auparavant. Le point de départ des soldes obéit à deux règles distinctes selon la saison, et elles expliquent pourquoi les dates se décalent d'une année sur l'autre.

Pour les soldes d'hiver, le début est fixé au deuxième mercredi du mois de janvier. Une exception s'applique lorsque ce deuxième mercredi tombe après le 12 du mois : les soldes démarrent alors le premier mercredi. C'est ce qui s'est produit en 2026, où le deuxième mercredi tombait le 14 et où les soldes d'hiver ont donc commencé le 7 janvier.

Pour les soldes d'été, le principe est symétrique. Le départ est le dernier mercredi du mois de juin, sauf si ce mercredi intervient après le 28 : dans ce cas, c'est l'avant-dernier mercredi qui ouvre les soldes. En 2026, le dernier mercredi de juin tombait le 24, la règle générale s'est donc appliquée sans correction.

Dans les deux cas, les soldes commencent à huit heures du matin et la période s'achève un mardi, quatre semaines plus tard. Le commerce en ligne, des grands magasins comme les Galeries Lafayette aux pure players, suit exactement le même calendrier que les boutiques physiques, sans avance ni prolongation.

Les dates des prochaines périodes

En appliquant cette règle, les échéances des deux prochaines années sont connues avec certitude.

  • Hiver 2027 : du mercredi 6 janvier au mardi 2 février. Le deuxième mercredi tombant le 13, la règle du premier mercredi s'applique.
  • Été 2027 : du mercredi 23 juin au mardi 20 juillet. Le dernier mercredi de juin tombe le 30, donc après le 28 : c'est l'avant-dernier qui compte.
  • Hiver 2028 : du mercredi 12 janvier au mardi 8 février. Le deuxième mercredi tombe pile le 12, la règle générale s'applique.
  • Été 2028 : du mercredi 28 juin au mardi 25 juillet. Le dernier mercredi tombe le 28, soit la limite exacte, donc sans correction.

Ces échéances valent pour la France métropolitaine. Un arrêté peut exceptionnellement décaler des soldes, comme ce fut le cas lors d'épisodes de canicule ou de circonstances sanitaires particulières, mais ces prolongations restent rares et font l'objet d'une publication officielle.

Les territoires qui ne suivent pas ce calendrier

Plusieurs départements et collectivités appliquent des dates de soldes différentes, fixées localement pour tenir compte du climat ou de la saison touristique. Le calendrier métropolitain ne s'y applique pas.

C'est le cas des Alpes-Maritimes, des Pyrénées-Orientales et de la Corse, où l'afflux saisonnier justifie un décalage. C'est également le cas de l'ensemble des collectivités ultramarines, dont la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane, La Réunion, Mayotte, Saint-Barthélemy, Saint-Martin et Saint-Pierre-et-Miquelon. Dans certaines de ces collectivités, les périodes tombent en octobre ou en décembre, à contretemps complet du calendrier hexagonal.

Ces dates étant arrêtées par le préfet et susceptibles d'évoluer, elles se vérifient auprès de la préfecture du département concerné ou sur le site officiel de l'administration. Nous ne les reproduisons pas ici : une date locale périmée serait plus nuisible qu'une absence d'information.

Ce que la période autorise, et qui n'est pas permis le reste de l'année

Les soldes ne sont pas une simple opération commerciale de plus : c'est un régime juridique défini par le code de commerce, qui accorde aux commerçants une liberté dont ils ne disposent pas en temps normal.

La principale est la possibilité de vendre à perte, c'est-à-dire en dessous du prix d'achat effectif. Cette pratique est interdite le reste de l'année, et c'est elle qui permet aux enseignes d'écouler leurs invendus plutôt que de les stocker jusqu'à la saison suivante.

En contrepartie, une contrainte encadre l'opération : les articles proposés doivent avoir été proposés à la vente et payés depuis au moins un mois avant le début de la période. Un commerçant ne peut donc pas approvisionner un stock spécialement pour l'occasion, ce qui distingue les soldes d'une opération promotionnelle ordinaire.

L'affichage obéit lui aussi à des règles précises. Le prix de référence doit apparaître, la réduction doit être exprimée par rapport à ce prix, et les articles soldés doivent être clairement distingués de ceux qui ne le sont pas. Un rayon où le tri devient impossible constitue une infraction, pas une négligence.

Vos droits ne changent pas parce que l'article est soldé

C'est la confusion la plus répandue, et elle coûte cher aux consommateurs qui l'entretiennent. Un produit acheté pendant les soldes bénéficie exactement des mêmes garanties qu'un produit acheté au prix fort.

  • La garantie légale de conformité s'applique intégralement, sur la même durée. Un vêtement qui se déchire à la première utilisation ou un appareil qui tombe en panne relève de cette garantie, quel qu'ait été son prix.
  • La garantie des vices cachés demeure elle aussi, indépendamment de la remise consentie.
  • Sur un achat en ligne, le droit de rétractation de quatorze jours reste entier. Il n'existe aucune exception liée à la période, contrairement à ce qu'affirment certaines conditions de vente.

La mention « ni repris ni échangé » ne concerne que les retours de confort, ceux qu'un commerce physique accorde par commodité et non par obligation. Elle ne peut en aucun cas écarter une garantie prévue par la loi, et un vendeur qui s'en prévaut pour refuser un article défectueux est en tort.

Que faire si une enseigne ne respecte pas les règles

Constater une irrégularité ne sert à rien si l'on ignore à qui s'adresser, et le consommateur dispose de recours gradués qui vont du plus simple au plus formel.

La première démarche reste le signalement au vendeur lui-même, par écrit et de préférence sur un support qui laisse une trace. Beaucoup de litiges relèvent d'une erreur d'affichage ou d'un défaut d'information plutôt que d'une intention, et se règlent en un échange. Conservez le ticket, la capture d'écran de la fiche produit et le prix affiché avant l'ouverture des soldes : sans ces éléments, la contestation repose sur une parole contre une autre.

Si l'entreprise ne répond pas ou refuse, la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes est l'autorité compétente en matière de pratiques commerciales. Elle ne règle pas les litiges individuels et n'obtient pas de remboursement, mais elle contrôle et sanctionne les manquements, et un signalement documenté alimente ses vérifications sur le lieu de vente concerné.

Pour obtenir réparation, le médiateur de la consommation dont dépend le commerçant constitue la voie gratuite et obligatoire avant toute action en justice. Ses coordonnées doivent figurer sur le site de l'enseigne et sur ses conditions générales de vente. Les informations officielles sur ces démarches sont accessibles sur service-public.fr.

Soldes, promotions et opérations commerciales : trois choses différentes

Le mot est employé à tort tout au long de l'année, et cette imprécision sert rarement l'acheteur. Seules les deux périodes légales méritent le nom de soldes ; tout le reste relève de la promotion, qui obéit à des règles distinctes.

Une promotion peut intervenir n'importe quand, ne permet pas la vente à perte et ne suppose aucune ancienneté de stock. Les opérations de fin d'année comme le Black Friday entrent dans cette catégorie : ce sont des rendez-vous commerciaux, sans aucun statut juridique particulier.

Les ventes privées qui précèdent parfois l'ouverture officielle posent une question voisine. Elles sont licites tant qu'elles restent réservées à une clientèle identifiée en un lieu ou sur un site réservé et qu'elles n'emploient pas le mot réservé aux périodes légales dans leur communication publique.

La vigilance porte surtout sur le prix de référence. Une remise ne vaut que par rapport au prix réellement pratiqué auparavant, et c'est là que se logent les écarts les plus courants entre l'affichage et la réalité. Relever le prix d'un article quelques semaines avant l'ouverture de la période, puis afficher une réduction calculée sur ce montant gonflé, constitue une pratique commerciale trompeuse.

Un réflexe simple protège de l'essentiel : noter le prix des articles convoités deux à trois semaines avant l'échéance. La comparaison au moment de l'achat devient alors immédiate, et elle vaut mieux que n'importe quel pourcentage affiché en vitrine.

Ce que ces semaines représentent pour le commerce

Vu du côté des enseignes, ces quatre semaines ne sont pas un cadeau consenti au client mais un mécanisme d'écoulement, et cette différence de perspective explique la plupart des comportements observés en rayon.

Le secteur de l'habillement y joue une part sans commune mesure avec les autres. Un vêtement invendu à la fin d'une saison perd l'essentiel de sa valeur marchande, puisqu'il ne pourra être proposé qu'un an plus tard, dans une collection qui aura changé. Le rabais consenti n'est donc pas une perte sèche : il compare le prix bradé au coût du stockage et à la valeur résiduelle d'une pièce démodée.

Pour le commerce traditionnel de proximité, l'exercice est plus délicat que pour les grandes enseignes. Une petite structure ne dispose ni des volumes qui permettent d'absorber une marge réduite, ni de la trésorerie qui autorise à attendre. Beaucoup de commerçants indépendants et d'entreprises artisanales choisissent d'ailleurs de soldes une partie limitée de leur stock, ce que la réglementation autorise parfaitement : rien n'oblige à solder l'intégralité d'un magasin.

C'est aussi ce qui explique la coexistence de rythmes très différents. Une démarche nationale coordonnée par un grand distributeur, qui applique une remise unique dès le premier matin sur des milliers de références, n'a rien à voir avec l'ajustement progressif d'une boutique de quartier qui suit ses ventes semaine après semaine. Le calendrier légal est le même ; la stratégie commerciale ne l'est pas.

Préparer la période sans se précipiter

Les premières heures de soldes concentrent les meilleures pièces mais aussi la plus forte pression à l'achat. Les dernières semaines offrent les remises les plus fortes sur un choix réduit. Entre les deux, le compromis dépend de ce que vous cherchez : une taille courante disparaît vite, une référence pointue reste souvent disponible jusqu'au bout.

Sur les sites de commerce en ligne, plusieurs réductions ne se cumulent pas toujours, et un code de réduction saisi sur un article déjà en soldes est fréquemment refusé pour cette raison. Nous détaillons les causes les plus fréquentes de ce refus dans notre article sur les codes promo qui ne fonctionnent pas, la plupart n'ayant d'ailleurs rien à voir avec la période en cours.

Enfin, les enseignes ne démarrent pas toutes au même rythme. Certaines appliquent une remise unique dès le premier matin, d'autres procèdent par paliers successifs jusqu'à la fin. Consulter les pages dédiées à chaque enseigne avant l'ouverture permet de savoir à quel type de calendrier commercial on a affaire, et donc de choisir le bon moment pour acheter.

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